Formalités
            Monnaie
            Change
            Economie et politique
            Telephone
            Electricité
            Langues
            Religion
            Fêtes religieuses
            Jours fériés
            Festivals
            Relief
            Faune & Flore
            Mer
            Desert
            Climat
            Gastronomie

  

         FORMALITES  

Passeport en cours de validité pour les individuels, carte d’identité pour les personnes munies d’un voucher d’une agence de voyages.

         MONNAIE

L’unité monétaire est le dirham. Billets de 20, 50, 100 et 200 dh. Pièces de 0,10, 0,20, 0, 50, 1, 2, 5 et 10 dh. Dans les commerces traditionnels comme les épiceries (hanout), y compris dans les grandes villes, on compte encore en riyal, une ancienne monnaie qui n’a plus cours (1 dh= 20 riyal). Dans les grandes villes, on trouve banques (fermées le dimanche) et distributeurs automatiques bancaires assez facilement. La carte bancaire est généralement acceptée dans les hôtels et restaurants des grandes cités. En trek dans la montagne ou dans le Sud, mieux vaut se munir d’espèces.

         CHANGE

Le change fluctue mais il se situe en règle générale aux alentours de 10, 80 dh pour 1 euro.  Bureaux de change dans les aéroports et dans les grandes villes (banques).

        ECONOMIE ET POLITIQUE

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle de droit divin et le roi Mohammed VI, sur le trône depuis 1999, est le commandeur des croyants. Cinq dynasties se sont succédé avant la dynastie régnante des Alaouites : les Idrissides fondateurs de Fès, première ville du Royaume (788-1055), les Almoravides (1055-1144), les Almohades (1130-1269), les Mérinides (1269-1471) et les Saadiens (1525-1659). Les parlementaires sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans, de même que les maires. Le pays compte environ 34 millions d’habitants. Plus de 10% résident à Casablanca (quelque 4 millions d’habitants), la capitale économique du pays, Rabat étant la capitale politique. Les autres agglomérations majeures sont Fès, Marrakech, Agadir, Tanger, Meknès et Oujda.  

        TELEPHONE

Le pays est très bien équipé en réseaux et relais de téléphonie mobile et il est difficile d’échapper au portable même en plein désert ! Les téléboutiques (à pièces) sont légion de même que les cyberboutiques. Dans les grandes villes, les hôtels, restaurants et bars sont de plus en plus équipés en wifi. 

        ELECTRICITE

Le courant est de 220 volts. Certains villages de montagne ne disposent pas encore de l’électricité mais elle gagne de plus en plus du terrain. En bivouac, vous apprécierez le charme des bougies et des lampes-tempêtes… 

        LANGUES

On parle au Maroc un arabe dialectal appelé darija, différent de l’arabe classique et mêlant parfois des mots français. L’usage du français est assez répandu dans les villes. Le berbère est encore parlé dans les campagnes : trois dialectes sont utilisés, le tachelhit (chleuh), dans le Haut Atlas, l’Anti-Atlas et le Souss, le taririft dans le Rif et le tamazight dans le Moyen Atlas. L’espagnol est très usité dans le nord. 

       RELIGION

La religion officielle du Maroc est l’Islam. L’accès des mosquées est interdit aux non-musulmans depuis le protectorat français (1912-1956), le résident général de l’époque, le Maréchal Lyautey ayant souhaité protéger la culture marocaine. Deux exceptions néanmoins : la grande mosquée Hassan II à Casablanca ouverte à la visite (sauf vendredis et jours de fêtes) et la mosquée de Tinmel, dans le Haut Atlas, superbe édifice légué par la dynastie almohade, à 2 h 30 de route de Marrakech. Les zaouïas – édifices religieux abritant le tombeau d’un saint et très fréquentées par les femmes- se visitent parfois. Le muezzin – équipé d’un haut-parleur souvent puissant- appelle les fidèles à la prière cinq fois par jour, la première fois à l’aube et la dernière fois 2 heures après le coucher du soleil. La prière du vendredi midi réunit un grand nombre de fidèles dans les mosquées. Les Marocains sont très tolérants et l’on trouve des églises dans la plupart des grandes villes. Bien que la population juive très importante jusqu’aux années 1950 ait considérablement diminué à la suite des guerres israélo-arabes, des synagogues sont encore en activité. 

       FETES RELIGIEUSES

Les fêtes religieuses ne sont pas à dates fixes par rapport au calendrier civil car le calendrier musulman est un calendrier lunaire. Les dates des fêtes avancent donc d’une dizaine de jours chaque année. Ainsi, le Ramadan qui a commencé le 14 septembre en 2007 devrait débuter vers le 3 septembre en 2008. Pendant cette période, il est interdit de manger, boire et fumer entre la première prière et l’avant-dernière prière. Une fête, l’Aïd el-Fitr (ou Aïd el- Seghir ce qui signifie petite fête) clôture le mois. La grande fête est celle de l’Aïd el-Kebir (grand) aussi appelée Aïd El-Adha, destinée à célébrer le sacrifice d’Abraham, et elle a lieu 70 jours après la fin du Ramadan. Avant cette date, chaque chef de famille se met en quête d’un mouton qui sera égorgé le matin de la fête et dégusté le jour même et les jours suivants en brochettes, tajine, couscous etc. La peau est mise à sécher sur les terrasses pour être transformée ensuite en tapis de prière. Pendant deux à trois semaines, impossible de trouver un boucher ! Les congélateurs sont pleins et ils prennent leurs vacances annuelles. Le premier jour du mois de Moharram est le premier jour de l’année dans le calendrier musulman (2008 correspond aux années 1428 et 1429). L’Achoura, au 10e jour du mois de Moharram, est la fête des morts que l’on honore traditionnellement en visitant les imetières et celle des enfants qui reçoivent des cadeaux pour l’occasion. Le Mouloud célèbre l’anniversaire du prophète Mohammed.

        JOURS FERIES

1er janvier : Nouvel An, 11 janvier : Anniversaire du manifeste d’indépendance, 1er mai : fête du Travail, 30 juillet : Fête du Trône, 14 août : commémoration de l’allégeance de l’oued Eddahab, 20 août : anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple,  21 août : Fête de la Jeunesse (Anniversaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI), 6 novembre : Anniversaire de la Marche verte, 18 novembre : Fête de l’Indépendance.

         FESTIVALS

Des moussems sont régulièrement organisés, fêtes populaires alliant pèlerinages sur les tombeaux des saints et grands souks. L’un des plus connus est le Moussem des fiancés d’Imilchil dans le Haut Atlas. Dans la région d’Essaouira, le moussem des Regraga, confrérie religieuse issue d’une tribu berbère qui aurait islamisé la région, rassemble de nombreux pèlerins durant 44 jours pour une tournée de 40 marabouts. Si certains festivals traditionnels tendent à tomber en désuétude, d’autres sont toujours très vivants : Fête des roses à Kelaa m’Gouna en mai, fête des cerises à Sefrou en juin, fête des dattes à Erfoud en octobre, Festival des arts populaires à Marrakech en juillet… De nouveaux festivals voient aussi le jour dans les grandes villes. Fès s’est ainsi dotée d’un festival des musiques sacrées qui a désormais une aura internationale et organise également un festival culinaire et un festival de jazz dans les riads. A Marrakech, le Festival International du Film (en décembre) a gagné ses galons au royaume du 7e art. La Ville rouge organise également un festival de magie en mars, un festival consacré aux jardins en avril, un salon consacré à l’art de vivre marocain, Riad’art Expo en mars, et célèbre la musique classique avec un festival….

A Essaouira, le grand festival est le Festival Gnaoua et Musiques de Monde qui attire chaque année en juin, des milliers de spectateurs. La cité met également la musique classique à l’honneur avec le Printemps des Alizés en avril. Le Festival des Andalousies atlantiques en septembre donne lieu à une magnifique fantasia sur la plage. Dans le Sud, la musique est également célébrée par de nombreux festivals : festival de melhoun (musique populaire) à Rissani en novembre, African Music Festival à Zagora en avril, festival d’Ahouache (danse traditionnelle berbère) à Ouarzazate en septembre, festival Timitar de musiques berbères et du monde à Agadir…Dans le Nord, Tanger et Rabat accueillent chacune un festival de jazz.

         RELIEF

La montagne occupe une superficie importante au Maroc. On distingue trois massifs : le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti-Atlas. Le quatrième massif, le Rif, moins élevé se situe sur la façade méditerranéenne. La chaîne du Haut Atlas court d’est en ouest sur 700 km de long. Une dizaine de sommets culminent à plus de 4 000 m d’altitude (le sommet le plus haut est celui du Toubkal dans le Haut Atlas, 4 167 m). 

         FAUNE ET FLORE

Les magots (singes) sont encore nombreux dans les forêts de cèdres mais les panthères se font très rares…Dans la montagne, il est possible de croiser mouflons à manchettes et sangliers. Le dromadaire fait partie du paysage au Maroc, il sert d’animal de trait dans les champs et d’animal de bât dans le désert. Les ornithologues ont l’embarras du choix pour s’adonner à leur passion. Le littoral est en particulier riche en oiseaux : faucons d’Eléonore sur les îles au large d’Essaouira (classées réserves naturelles), flamants roses, ibis etc.

Le relief très contrasté – plaines, montagne, désert - détermine une flore diversifiée. Le Maroc est le pays de l’olivier, mais aussi du cèdre dont les forêts subsistent tant bien que mal dans le Rif, le Haut-Atlas et le Moyen-Atlas, ainsi que du palmier. Mis à part celle de Marrakech, les palmeraies se concentrent au sud de l’Atlas, dans les oasis qui fonctionnent comme de véritables écosystèmes, l’ombre des palmiers favorisant d’autres cultures : céréalières, maraîchères, ou l’arboriculture : figuiers, grenadiers, abricotiers, amandiers et parfois safran ou henné comme dans le Tafilalet. L’arganier est endémique au Maroc, on le trouve  dans le Sud entre Essaouira et Agadir. Cet arbre aux formes étranges, de la famille des épineux, est précieux : ses racines permettent d’éviter l’érosion des sols, son bois est utilisé pour le chauffage et les fruits donnent la célèbre huile d’argan réputée pour sa valeur culinaire et ses propriétés en cosmétologie (anti-vieillissement). A noter aussi la culture des roses dans la Vallée du même nom. La majeure partie de la récolte est envoyée à Grasse pour la fabrication des parfums. Côté fruits, le Maroc est un véritable pays de cocagne : agrumes dans le sud, cerisiers dans la région de Fès, abricotiers, grenadiers, cognassiers, figuiers… Les plantations de pommiers et de noyers sont le propre des vallées de l’Atlas et la culture de l’amandier est encore très présente dans l’Anti-Atlas (floraison en janvier-février…)

         MER

Avec plus de 3 500 kilomètres de côtes, le Maroc est bien pourvu en iode. A part une petite façade méditerranéenne, la majeure partie du littoral est bordée par l’océan Atlantique. La baignade y est souvent dangereuse mais les vagues sont très appréciées des véliplanchistes, surfeurs et autres kite-surfeurs. La grande station balnéaire est Agadir mais six nouvelles stations majeures sont prévues dans les prochaines années : Saïdia sur la Méditerranée, Port-Lixus près de Larache, Mazagan près de El-Jadida, Mogador près d’Essaouira, Taghazout près d’Agadir et Plage Blanche à Dakhla. On peut se baigner en plein hiver à Essaouira et à Agadir, la température de la mer étant équivalente à celle de la mer en Bretagne l’été. Des centres de thalassothérapie (utilisation de l’eau de mer à des fins thérapeutiques) sont installés à Marina Smir, au nord, près de Tanger, à Essaouira et Agadir et de nombreuses installations sont en projet.

        DESERT

Si on réduit le désert aux dunes de sable, on pourra en conclure que le désert marocain est limité. Mais le désert est partout, et les paysages sont extrêmement variés : plateaux rocheux des hamadas, roches volcaniques, et ergs de dunes. On distingue deux massifs majeurs de dunes : l’erg Chebbi à Merzouga dans le Tafilalet à environ 5 heures de route de Ouarzazate et les dunes de Chigaga à environ 2h30 de piste de Mhamid au sud de Zagora. Les routes et pistes pour y parvenir sont un véritable régal et on rêve de flâner d’oasis en oasis en admirant kasbahs (demeures fortifiées) et ksour (villages fortifiés) édifiés en pisé.

        CLIMAT

« Le Maroc est un pays froid où le soleil est chaud » disait le Maréchal Lyautey résident général pendant le protectorat français sur le Maroc (1912-1956) L’adage se vérifie en particulier à Marrakech et dans le Sud. Si l’été y est très chaud (40 à 50°), pendant l’hiver, l’écart est très important entre les températures diurnes et nocturnes (la température peut descendre jusqu’à 0° la nuit à Marrakech). On se promène en T-shirt dans la journée mais les vêtements chauds – polaires, manteaux etc.- sont plus que recommandés le soir. Dans le désert en particulier, les nuits sont froides de décembre à février. Sur la côte nord, l’hiver est très pluvieux en particulier à Tanger. A Essaouira, l’hiver est très doux, et plus agréable que l’été, saison des alizés qui réjouissent surfeurs et véliplanchistes. La région d’Agadir bénéficie d’un climat idéal avec 300 jours de soleil par an et un hiver ultra-clément. 

        GASTRONOMIE

La cuisine marocaine est l’une des meilleures au monde par sa variété et sa qualité. La cuisine fassie (de Fès) est la plus réputée en raison de son raffinement et de ses alliages subtils de saveurs sucrées/salées. A goûter : la pastilla (pigeons, amandes et cannelle enrobés dans une pâte fine saupoudrée de sucre glace), les salades sucrées (tomates « haloua », carottes à l’orange etc), les tajines (ragoût longuement mijoté dans un plat du même nom) aux abricots, aux pruneaux, aux figues, aux coings caramélisés, et le couscous « fassi » servi avec une compotée d’oignons et raisins secs. A Marrakech et dans le sud, la cuisine est plus simple mais tout aussi goûteuse : tajines berbères, couscous aux sept légumes, salades cuites à la mauve, aux aubergines, aux fèves etc.  A Marrakech, ne pas manquer de goûter la tanjia, ragoût de viande longuement cuite avec des épices et des citrons confits. Dans le nord, les influences se font espagnoles et l’on propose volontiers une délicieuse paëlla. Sur la côte,  les spécialités de la mer sont de tous les menus et la pastilla est fourrée aux fruits de mer.  Autre spécialité à tester : la harira (tomates, viande, pois chiches, coriandre…), soupe traditionnellement servie lors du premier repas de rupture du jeûne de la journée pendant le Ramadan. Et les pâtisseries, souvent à base d’amandes et de miel, raviront les palais les plus exigeants.   


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